Carnet de route
Quand Ariège ne rime pas avec neige !
Le 23/12/2022 par BENOIT Franck
Les Cabannes, Ariège, décembre 2022
Ce sont pas moins de 20 raquettistes et skieurs qui ont pris la route, vendredi 16 décembre, pour Les Cabannes en Ariège. Nous savions la neige très haute alors le lendemain matin nous sommes allés en Andorre, pour gravir le Montmalus depuis la station de Grau Roig à 2100 m pendant que les raquettistes prenaient le chemin du Pic de Tarbesou. En montant, on a pris le temps d’expliquer les rudiments du ski de randonnée à Alexandre, dont c’était la première sortie, et d’observer les traces laissées par le vent, corniches, zastrugis et autres sillons. Au total, c’est un dénivelé positif de 800 m que nous avons gravi, ce qui, pour une reprise de début de saison, n’est pas si mal. La journée aurait été parfaite si Marc n’avait pas rompu une de ses carres, des skis tout neufs (aïe !). Direction Ax-les-Thermes pour une réparation maison à la Poudre Blanche.
Dimanche, nous partons du col de Puymorens (1920 m) avec pour objectif le Pic de la Mine (2683 m). L’approche est longue mais au moins trouve-t-on plus de neige que sur le sommet en lui-même. C’est au milieu des cailloux qu’il nous a fallu le descendre. Personne je crois ne peux se vanter de ne pas avoir abîmé ses skis, certainement pas moi qui y ai laissé une carre. Les raquettistes, eux, se sont engouffrés dans la Coma d’en Garcia depuis le même col de Puymorens, jusqu’au col de la Coma d’En Garcia puis ont dévalé les pentes en direction du refuge des Bésines. Il nous a fallu repasser par Ax-les-Thermes pour y déposer mon ski abîmé, toujours à la Poudre Blanche dont l’adresse nous est désormais familière, de même que le gérant, Deux-Sévrien d’origine, cocorico ! Ce sera d’ailleurs le seul cocorico de la soirée. Le soir au gîte, les quelques amateurs de foot ont en effet pu assister à la défaite de l’équipe de France en finale face à l’Argentine au cours d’une fin de match néanmoins mémorable.
Lundi, direction le Pic dels Pedrons, 2175 m depuis le parking situé au bord de la route nationale N22 à 1900m. Avec les départs de la veille, nous sommes 15 désormais, raquettistes et skieurs, à prendre le départ. Le vent est plus important que les jours précédents et nous fait hésiter sur l’itinéraire à la fois le plus confortable et le plus sécurisé. C’est crampons au pied, à cause du manque de neige, que les skieurs gravissent les dernières centaines de mètres. Les plus aguerris grimperont au sommet par une crête assez aérienne mais sécurisée par une main courante. Après le repas d’altitude qui s’imposait, nous tentons, sans succès tant la neige manque de cohésion, de réaliser un corps mort. Quant à Olivier, c’est une démonstration d’un rappel qu’il entreprend. Au cours de la descente, nous organisons la recherche de deux DVA pour Magali et Marc dans le cadre de la formation Neige et Avalanches niveau 1 qu’ils ont suivie le 3 décembre à Pompaire. Ils ont brillamment réussi à trouver les deux victimes fictives en moins de 10 minutes, ce qui était l’objectif.
C’est en direction du Pic de Tarbésou (2364 m) que nous partons mardi matin. Hélas, la neige a encore fondu depuis samedi et il nous faut partir du parking du haut, à 1930 m d’altitude, pour trouver de la neige skiable. Le dénivelé positif est faible (430 m) mais la balade est agréable, ensoleillée malgré les nuages à la fois très beaux et inquiétants (tels les nuages lenticulaires qui évoquent des soucoupes volantes, mais je m’égare !). Le repas pris au sommet, c’est l’heure de la descente. Si au cours des premiers mètres la neige s’avère excellente, elle s’humidifie ensuite rapidement. Tant et si bien que notre champion de ski, Marc, se prend une gamelle mémorable qui restera gravée dans ma mémoire. Pardon Marc, je ne pouvais pas ne pas la relater ! Arrivés de bonne heure au parking et en attendant les raquettistes, certains skieurs, encouragés par un soleil radieux et des températures estivales, n’hésitent à poser pour une séance photos dans une tenue que la décence m’interdit de décrire. Je peux simplement préciser que la nature en fait de plus imberbes que d’autres !! C’est avec beaucoup plus de sérieux que Sylvie se lance à son tour à la recherche de deux victimes fictives d’avalanches, exercice réalisé avec succès !
Malgré l’enneigement insuffisant, nous avons tous passé un très agréable séjour, dans une ambiance fort sympathique. Merci à Olivier qui, une fois de plus, a tout organisé, et à Philippe pour l’encadrement extrêmement bienveillant des raquettistes. Un grand merci également aux cuisinières et cuisiniers qui ont relevé le défi de nourrir 20 bouches et de proposer de véritables plats cuisinés très savoureux. Personnellement, gourmand comme je suis, j’apprécie beaucoup. Merci au barman qui a géré les apéritifs et dont je tairai le nom par soucis de discrétion professionnelle (!), à Christophe pour la gestion (lourde) du matériel, et à tous pour les bons moments passés ensemble.
Franck

