Côté météo, après 3 semaines de redoux le manteau neigeux s'annonce forcément très déficitaire... il en faut plus pour arrêter Benoît, Stephane, Francis, Franck, Olivier, moi et... deux nouveaux Marc et Guillaume qui se joue joignent à nous pour découvrir ce sport et notre club. Nous arrivons à 17h59 au camping des gaves de Laruns soit 1 minute avant le couvre-feu ! Après avoir pris possession des lieux, on prépare nos sacs pour la rando du lendemain, puis apéro & dîner convivial pour faire connaissance. Au programme, fous-rires et anecdotes. 22h30 hop au lit! Samedi matin, 6h30, les réveillent commencent à sonner. P'tits dej vite pris, on monte dans le camion direction le cirque d'Aneou. Pas un gramme de neige tout au long du trajet. jusqu'à l'arrivée au parking où nous découvrons le cirque enneigé. Ouf! Nous pourrons partir skis aux pieds. À l'occasion, Anne-Cecile, une paloise seule garée juste à côté du fourgon de notre fine équipe, nous demande si elle peut se joindre nous. Quelle question ! Nous l'accueillons donc avec plaisir. C'est parti ! Temps gris, température 2 degrés. Sous nos skis, défile une neige lourde de printemps. Mais neige quand même. Nous sommes épiés au loin par un groupe d'isards qui ne semblent pas vraiment embarrassé de notre présence. Nous avançons tranquillement jusqu'au 1er col. Les peaux roulées, nous basculons ensuite de l'autre côté. Descente de courte durée. Plus de neige et une barre rocheuse nous barre la route. On rechausse nos peaux et nous rebroussons chemin, retour au col. Nous bifurquons sur la droite et nous enfonçons un peu plus loin dans le cirque. C'est la (courte) pause casse croûte ! Le vent est froid et soutenu mais le soleil se fraie un chemin l'espace d'un rayon, puis il disparaît. Nous commençons la descente de l'autre côté du cirque. Très belle descente sur une neige de plus en plus lourde et saharienne ;-) La vue est magnifique. Des roches noires, de la neige en bonne quantité et des torrents qui s'entrelacent et nous invitent à la vigilance pour trouver le bon chemin vers l'ascension du dernier col de la journée. Nous recollons nos peaux, engloutissons quelques graines et barres de céréales et go ! Nous commençons l'ascension. Ça parle, ça rigole, ça souffre aussi pour certains. L'ambiance est excellente et bienveillante. La pente jusqu'ici comprise entre 15 et 20% commence à brûler les cuisses avec 34% sur une neige lourde et glissante. La visibilité est bonne. Nous espaçons nos passages pour éviter de déclencher une coulée. Ça y est, nous atteignons le col. Plus qu'un col, il s'agit en réalité d'une crête . Nous sommes tous agglutinés pour éviter de ripper d'un côté ou de l'autre de ce promontoire. Peaux roulées, nous pouvons y aller pour une longue descente. Mais le vente se lève et le temps se bouche totalement. Pour commencer la descente, il faut se jeter dans une pente très impressionnante sur une dizaine de mètres. La neige s'est accumulée sur ce versant et elle est de plus en plus lourde. La pente doit par endroit dépasser les 35 degrés. Quelques chutes, quelques dérapages et nous voilà lancés direction le fourgon ! Très belle descente que nous avions bien mérité. Nous filons à bonne vitesse dans un paysage qui se dévoile à nouveau sous nos yeux. Magique. Nous sommes ensemble, au milieu de cette nature sauvage. Et nous nous y sentons bien. La magie de ce sport est là à nous tendre les bras. Arrivé au fourgon nous disons au revoir à Anne-cecile et rentrons au camping. Douche, préparation du sac pour le lendemain et à nouveau apéro & dîner encore plus convivial que la veille. Et en dessert ? Une poêlée de bananes flambées. Miam. Après ça , au lit car demain les réveils sonneront avant ceux des boulangers ! Dimanche, 5h30... dring dring dring. Les yeux sont cernés, mais les sourires ne nous quittent pas. P'tit dej, rangement ménage et nous voilà parti pour Gourette. Il fait toujours nuit. On aperçoit la lune. Malgré l'heure matinale, l'ambiance est toujours aux blagues et aux rires dans le fourgon. Pour cette dernière mâtiné nous remonterons les pistes de la station. Nous ne sommes pas seuls. Il y a eu un regel cette nuit. La neige est glacée. Pour la part ça sera couteaux jusqu'en haut! Le soleil est de la partie et nous ne sommes pas seuls. Une équipe d'alpinistes nous dépasse . Nous les te localiserons plus tard sur une paroi tous encordés. Image impressionnante et belle à la fois. Un pur moment de plaisir ! Je décide de me lâcher. C'est ma dernière grimpette de la saison et je compte bien monter dans les tours. J'enchaîne les conversions, et j'avance. Je trouve mon rythme. Celui qui me permet d'avancer vite sans avoir besoin de m'arrêter ou de faire de pause. J'aime me « payer » au moins une ascension comme ça. Pour moi. J'arrive en haut. Il reste 200 m sur la gauche avant d'aller pousser les skis sur le col. J'attends les copains. Si j'ai besoin de m'offrir une ascension à mon rythme, un sommet ou un col c'est sacré et ça se vit en équipe. Une fois réunis, Francis nous offres sa coutume. Il se met torse nu, s'assèche la transpiration et se rhabille. Nous avançons ensemble jusqu'au col. Paysage magnifique. Ciel bleu, soleil en haut et mer de nuages en bas. Après quelques minutes à savourer, il est l'heure de redescendre. La neige est dure et fait vibrer tous les éléments des membres inférieurs. Les mollets, les rotules, les ligaments, les genoux, les cuisses, le bassin... Mais quel plaisir de dévaler la pente pendant 30 minutes. Arrivés en bas, nous ne traînons pas. On se change, on range on remballe on rigole on se remémore quelques moment de la matinée et nous voilà déjà sur la route du retour. Encore un excellent week-end bien organisé et bien entouré. »